Kaleidoscope

Archive for the ‘memory lane’ Category

D devant moi avec la poussette double et les jumeaux, moi derrière eux avec la poussette simple et Uriel, nous étions tous devant les chutes du Niagara. La septième merveille du monde, qu’ils disent. Tout à coup, trois asiatiques entourent mon Uriel-tout-sourire. Tout excités ils rigolent entre eux de ces grands yeux qui les suivent du regard. Et puis, ils sortent leurs appareils et se prennent en photo avec lui! La situation était tellement burlesque que j’en suis restée bouche bée. Je pense que D et moi nous regardions en riant un peu génés.

Ces inconnus ont maintenant des photos d’un bébé inconnu. Ils sont repartis sans regarder le spectacle de la chute derrière nous.

Il y a des moments comme ça

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Ha ha ha.

Vous vous souvenez de mon dernier billet? (Vous pouvez le relire, c’est juste en dessous 😉 ). Je m’émerveillais d’avoir entamé le dernier mois de grossesse…

Et bien, alors que je ne m’y attendais pas du tout, deux jours plus tard dans l’après-midi , j’ai ressentit des contractions qui m’ont expédiées à l’hôpital “au cas où”. Contractions qui se sont affirmées, intensifiées, puis conclues un peu après minuit quand Uriel a fait sont apparition !

Uriel

Voilà. Nos trois fils sont nés un mois en avance (ils sont pressés, on ne sais pas pourquoi), poid plume (tous environs 2kg700), avec un peu de jaunisse, mais bel et bien en santé !

Notre plan d’un accouchement à la maison est donc tombé à l’eau puisque les sages-femmes ne viennent pas à domicile pour un accouchement avant 37 semaines. Je suis néanmoins très contente d’avoir eu mon suivit avec elles parce qu’à aucun moment je ne me suis sentie à la merci d’infermières méchantes, insensibles ou indifférentes… Et j’ai pû me reposer (ô miracle!) pendant les deux nuits où j’ai dû dormir à la maternité, car les infermières m’ont laissé tranquille (peut-être parce que c’était le week-end ou peut-être aussi parce-que j’étais une patiente des sages-femmes?).

J’ai été renvoyée à la maison très vite car je me sens vraiment en forme. Quand Uriel est né j’aurai pû me lever et marcher jusqu’à ma chambre, c’est pour dire! Après les jumeaux, je marchais avec de la difficulté pendant des semaines, m’assoir était une torture et j’ai prit plusieurs jours, voire des semaines, pour reprendre mes forces.

Uriel a tout de même été gardé en observation pendant plusieurs jours sans trop de raisons mis à part qu’il est prématuré, donc un peu petit, et avait un commencement de jaunisse. Ça a été une semaine assez stressant entre la maison où je pleurais constament et l’hôpital où les visites étaient toujours trop courtes. Mais tout est bien qui finit bien, je suis maintenant une très heureuse maman de trois petits garçons. 😀

The other day D and I had a moment of “what if”‘s as we considered our lives and all their defining moments. We are persuaded that we were meant to be together and our paths were meant to cross, but sometimes it’s fun to let our imaginations go wild and wonder at all the things that could have been.

What if my family had stayed in France, how would I have met my husband? Would I have visited Brazil one day on my way to or from Argentina as a tourist or for business? Or would he have come to France for a reason I can’t even think about?

What if he had never moved from Brazil to Canada? Would he have finished his studies in construction? Would he have become an architect? An engineer?

How about my music studies… If I hadn’t listened to my dad and explored away from classical, would I really have enjoyed jazz? Would I be composing and arranging music? (Somehow I don’t think so). If I had continued my studies at McGill U. would I really have ended up majoring in music or redirected my attention on German studies? Would I be a translator? Would I be living in Europe?

What if I hadn’t met my husband at the Conservatoire or if nothing would have “clicked” between us; would I have kept studying in Montreal or transferred to a conservatoire in Italy (as was my initial plan)? Would I still be singing opera? As a soloist or as a member of a chorus in an opera house?

Would I still be dancing tango? Would I be an instructor? Organizing cultural events, shows, trips to Buenos-Aires?

If I wasn’t married with the man I love, would I be as happy as I am now? (I doubt it, but as one says “ignorance is bliss”).

Then I come back to reality and look at our wonderful children, the twins that were never fantasized in our wildest dreams. I realize that all our hardships since we’ve been together have made us stronger and part of who we are now as a couple and a growing family. Sometimes I have so much love in my heart for D and our kids that I think I’m about to burst!

Our minds are too small to imagine all the wonderful surprises that God has planned for our lives.


De todo un poco

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