Kaleidoscope

Archive for septiembre 2011

Ne pleure pas Sancho, ne pleure pas, mon bon
Ton maître n’est pas mort, il n’est pas loin de toi
Il vit dans une île heureuse
Où tout est pur et sans mensonges
Dans l’île enfin trouvée où tu viendras un jour
Dans l’île désirée, O mon ami Sancho!
Les livres sont brûlés et font un tas de cendres.
Si tous les livres m’ont tué il suffit d’un pour que je vive
Fantôme dans la vie, et réel dans la mort
Tel est l’étrange sort du pauvre Don Quichotte.

La première fois que j’ai entendu les quatres chansons de Don Quichotte de Jacques Ibert, et particulièrement la quatrième “la chanson de la mort de Don Quichotte” ci-dessus, était il y a des années, pendant une autre vie, quand D et  moi étudions au Conservatoire. Je ne savais pas alors qu’il deviendrait mon fantastique Don Quichotte personnel 😉 , mais je me suis faite séduire par ces paroles et cette musique qui se marient formidablement. Quelle beauté! Quel art! Quelle poésie! Et ici, chanté par José Van Dam, c’est tout simplement sublime.

(Comment se fait-il que le CD soit si difficile à trouver?).

Le cycle de chansons a aussi été orchestré. Très beau.

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Oui, oui, je suis toujours vivante!… Et bien vivante, le bébé dans mon ventre bouge tout le temps dès que je m’arrête 5 minutes. Il faut dire qu’il n’y a pas si longtemps, les jumeaux l’ont bien étiré cet utérus, alors ce bébé-là tout seul doit trouver ça très comfortable. Avec toute cette place, il nage!

Notre retour en Ontario a été un peu pénible pour plusieurs raisons.

On en a marre, mais alors vraiment marre, de devoir re-changer tous les documents (permis de conduire, assurance de la voiture, assurance santé, etc…) après seulement un an dans une autre province. Et pour chaque document, il faut prouver que oui, nous sommes bien canadiens, et oui, la personne en photo sur le document c’est bien nous, et non nous n’avons pas encore renouvellé tel ou tel document parce qu’il faut bien commencer quelque part et on ne peut pas être à 10 endroits différents en même temps. D’ailleurs après plus d’un mois, je roule toujours avec mon permis de SK parce qu’on m’a fait attendre debout pendant plus d’une heure et demi au bureau de permis (oui avec mon gros bedon TRÈS VISIBLE de femme enceinte de plus de 6 mois…) pour me dire qu’il me manquait un document… Quand j’y suis retourné une seconde fois, je suis repartie après avoir attendu sur mes pieds pendant 30 minutes. Je ne voulais pas risquer de m’évanouir dans la file d’attente. J’essayerai d’y retourner un jour que je ne me sente pas trop mal, tôt le matin, en espérant qu’il n’y ai pas trop de monde. Pire que le tier-monde! Au moins je suis sûre que dans n’importe quel pays d’Amérique latine on n’aurait jamais fait attendre debout une femme enceinte. C’est une honte!

Bref. Changer de province au Canada c’est comme changer de pays… Si seulement c’était vrai! Le pire c’est qu’il nous vaudra probablement refaire tout ce bordel l’année prochaine quand on déménagera de nouveau. Au moins j’espère que ça sera pour de bon! J’espère aussi que ça sera vraiment parce que qu’on change de pays et pas seulement de province!

Canada-caca. 😆

Nous habitons maintenant dans un duplex mais avec les appartements côte à côte au lieu de l’un sur l’autre, donc on se sent presque comme dans une maison. Heureusement que nous avons un sous-sol (bien que dégueulasse) où entreposer ce que nous n’utiliserons pas cette année.  Après avoir vécu un an dans une maison avec la moitié de nos choses (nous n’avions pas tout déménagé en Saskatchewan), ça fait quand même bizarre de se retrouver dans un plus petit endroit avec le double de nos possessions.

Je suis quand même satisfaite de me retrouver dans endroit plus ou moins civilisé. Je n’ai pas besoin de prévoir une sortie de deux heures pour aller faire les commissions pendant la sieste des garçons. Ici je suis à 5 minutes en voiture du supermarché le plus proche.

Je suis aussi très contente de mes rendez-vous avec les sages-femmes. Je peux enfin espérer avoir un accouchement aussi naturel que j’aurai aimé avoir dès la première fois. Le fait qu’on soit sur la même page me rassure!

Et pour finir… On nous a dit que le bébé est… un garçon! Un troisième garçon! Nous pensions tellement que cette fois-ci nous aurions une fille que ça nous a prit un moment pour se faire à l’idée (je garde un petit espoir irrationnel qu’ils se soient trompés!). Il nous a donc fallu réfléchir longtemps en long, en large et en travers pour trouver un prénom masculin qui soit “le bon”… Je crois que nous sommes enfin décidés, mais nous attendons quand même que le bébé soit né pour l’annoncer. On ne sait jamais!


De todo un poco

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