Kaleidoscope

Archive for enero 2011

Ma mère (abuela de los mellizos) était de visite depuis le 27 décembre et jusqu’à hier. Disons qu’après plus de 5 ans sans se voir ça faisait très plaisir. De plus, quel meilleur moyen de célébrer mes 30 ans (le lendemain de son arrivée) qu’avec elle, mon mari et nos enfants? D’y penser comme ça, ça fait un peu irréel; comme si je m’étais transformée en adulte sans faire exprès!

Ce mois-ci est donc passé très vite.

Pour elle qui venait en direct du plus chaud de l’été humide de Buenos-Aires, le voyage a été un grand choc thermique; de plus de 35°C elle est passée à un constant -20°C par ici (avec quelques exceptionnelles “chaleurs” de -10°C et une “fraîcheur” de -30°C)… Dès son arrivée je lui ai vivement conseillé de prendre une dose de vitamine D quotidiennement pour éviter la déprime et tout autres effets secondaires du manque de soleil. La première fois que nous sommes sorties nous promener je lui avais proposé de faire le tour du village. Il faisait un temps d’hivers magnifique. Le soleil reflettant sur la neige donnait une luminosité éblouissante. Malgrès tout, bien qu’emitoufflées des pieds à la tête, les -20°C et un petit vent glacial de face ont eu raison de notre bonne volonté, arrivées au bout de la rue ma mère commence à dire qu’elle ne sent plus le bout de ses doigts. Le tour du village s’est transformé en tour du paté de maison. Quand nous sommes rentrées, elle, bien qu’ayant connu les hivers de Montréal, pleurnichait parce qu’elle avait mal aux doigts: “C’est normal? Qu’est-ce qu’on va faire?” “… ah, mamita, si ils ne sont pas bleus ça va, on n’aura pas besoin de les amputer!” ha ha. Précisons que pour ma mère qui est artiste et professeur d’art, tout ce qui touche à ses doigts devient immédiatement une source d’inquiétude. On a bien rigolé. Heureusement quand même que nous sommes restées la plupart du temps à l’intérieur bien au chaud.

Par une belle journée de -30°C…

Mes fils se sont fait gâter de toute l’attention et l’affection de leur abuela. Parfois je me dis que c’est une bonne chose que les grand-parents habitent tous si loin, ça nous aidera à ne pas avoir des enfants capricieux et gâtés… Quoique d’un autre côté je me rend compte que c’est justement parce que les grand-parents vivent si loin qu’ils vont être gâtés aux moindres visites; autant espacées soient-elles.

*soupir* Après ce récit, devrais-je répéter combien j’espère aller vivre au Brésil? (Avant que les enfants soient d’âge d’aller à l’école, SVP merci). Combien je rêve de soleil, de fruits savoureux et de chaleur?

Ah, et avant que se soit la fin du mois de janvier: Heureuse et merveilleuse année 2011 à vous tous!


De todo un poco

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