Kaleidoscope

Archive for agosto 2008

Cada vez que escucho esta canción me racuerdo de las partidas de espadas (juego de cartas españolas) con mi tía Irene (¡hermana argentinaaa!). Ella que me dio la copia de una copia de una copia de este CD. 😉

Hay algunos que dicen
que todos los caminos conducen a Roma
y es verdad porque el mío
me lleva cada noche al hueco que te nombra
y le hablo y le suelto
una sonrisa, una blasfemia y dos derrotas;
luego apago tus ojos
y duermo con tu nombre besando mi boca.

Ay, amor mío,
qué terriblemente absurdo
es estar vivo
sin el alma de tu cuerpo,
sin tu latido.

Que el final de esta historia,
enésima autobiografía de un fracaso,
no te sirva de ejemplo,
hay quien afirma que el amor es un milagro
que no hay mal que no cure
pero tampoco bien que le dure cien años;
eso casi lo salva,
lo malo son las noches que mojan mi mano.

Aunque todo ya es nada,
no sé por qué te escondes y huyes de mi encuentro.
Por saber de tu vida
no creo que vulnere ningún mandamiento;
tan terrible es el odio
que ni te atreves a mostrarme tu desprecio,
pero no me hagas caso,
lo que me pasa es que este mundo no lo entiendo.

– Luis Eduardo Aute

Ne me demandez pas comment ma tête fonctionne, je ne le sais pas moi-même! (D’ailleurs qui le sais vraiment? On prétend bien des choses en ce bas monde mais savoir…). Bref. (Je sais, c’est de la mauvaise syntaxe d’écrire “Bref.” avec un point juste après, mais je trouve ça rigolo! Bref. ha ha). 😆

Pendant des semaines et des semaines je vis comme une zombie: travail, vélo, dodo. Je pense à mon blog, j’en visite plein, mais je sais pas quoi dire sur le mien. J’ai des idées plus ou moins bonnes et même des suggestions intelligentes d’amis, mais ma tête est en mode “veille”. Impossible de secouer là-dedans! Par contre un jour comme aujourd’hui, soudainement, tadaaa!, tout plein d’idées ont envie de sortir!

Depuis peu j’ai découver le site Etsy.com, un genre de site comme Ebay où les usagers vendent leurs trucs, avec la (grande) difference que c’est specialisé pour la vente des choses faites à la main, l’artisanat des amateurs ou des professionels. Et c’est plus joli. Bien sûr, comme partout, y’a des trucs plus intéressants que d’autres, même certaines choses qui n’ont rien à faire là à mon avis (depuis quand le “vintage” est forcément fait à la main?)… Aussi, le bon goût n’est pas toujours au rendez-vous; je n’achèterai jamais, par exemple, un colier fait avec des clous 😕 Enfin, y’en a pour tous les goût, hein.

De mon côté ça fait quelques jours que je louche sur de belles boucles d’oreilles faites en argent. Elles sont simples, mais originales. Le prix n’est pas excessif, bien que du côté cher de mon porte-feuille…

Et c’est là que j’ai eu ma réflexion du moment.

Je trouverai facilement des bijoux en argent pour la moitié du prix dans les magasins… Seulement je réalise que la personne, l’artisant qui fait ces bijoux-là, lui, ne doit pas être payé beaucoup!

Dans mes heures et mes heures passées à faire de la couture, je me rend compte du travail, du talent, des efforts qui va dans la confection de tout ce que l’on porte. Quel dommage que la valeur de ces métiers ai disparue!

Quand j’étais au Brésil, je suis allée me faire faire une paire de pantalons par la couturière de ma belle-mère. Lucia et moi sommes allées choisir (et acheter) le tissus que je voulais pour ledit pantalon, avons apporté nos achats chez la couturière, lui avons expliqué ce que nous voulions, elle a prit mes mesures, puis a commencé le travail. Quelques jours plus tard nous sommes revenues pour essayer. Quelques jours après, c’était prêt! Ce pantalon sur mesure m’a coûté autour de $20 pour le tissus, plus $30 pour la couturière (!), soit $50 en tout… Et elle m’a même donné le patron gratuitement.

Je sais pas vous, mais je trouve ça très bon marché. Surtout que c’est vraiment fait pour mon type de corp qui est loin des modèles anorexiques que l’on veut nous vendre en magasins! Malheureusement, je me sens aussi très mal en pensant au sous-paiement que demande la couturière. Elle travaille sûrement plus vite que moi, mais quand même je ne trouve pas son travail (faire un habit) moins important que … disons, une heure d’enseignement de la musique. 😉

Alors, conclusion? Quel dommage que l’époque des métiers, les vrais métiers, aie disparue! On m’a toujours raconté que ma grand-mère paternelle était modiste, elle faisait des chapeaux, voilà un métier bien disparu. Maintenant nous n’avons plus que le stress de travailler plus, pour dépenser plus, mais le plaisir de créer moins.

… Peut-être que je devrais aller vivre dans un village Amish! 😉

Plus beaux souvenirs d’été: quelques jours de camping sauvage dans les Pyrénées espagnoles. L’air était pur, les paysages grandioses, les journées chaudes malgrès l’altitude et les randonnées ravigorantes. Mon père était venus nous rejoindre, ma mère, mon frère et moi, au village de vacances où nous avions passé quelques semaines sans lui (il devait travailler). Puis nous étions repartis tous les quatre en voiture à travers les montagnes en direction de la Galicia où nous avions essayé de retrouver des traces des ancêtres de ma mère. Cet été-là avait été formidable, mais peut-être que dans ma tête je n’ai fait qu’un amalgame des meilleurs souvenirs d’étés de mon enfance: entourée de nature, envahie de soleil, enrichie de nouvelles rencontres. Malheureusement, je me souviens aussi, bien que j’essaye fort d’oublier, toutes les disputes en voiture avec mon frère, les coups de coudes, de pieds et l’arrachage de cheveux, les scandales, ma mère qui crie, mon père qui arrête la voiture en bordure de route. Je me souviens que je déteste les longs trajets en voiture, haine nourrie par tant d’années de torture.

Je réalise que ces étés-là n’étaient pas les meilleurs.

Quelques cinq ans plus tard, nous ne vivions alors plus en France mais à Montréal, j’ai prit mon sac à dos et me suis retrouvée, seule, chez une famille d’accueil en Allemagne. J’ai goûté aux plaisirs de la solitude. J’ai découvert cette peur au ventre qui est omniprésente quand on se retrouve sans attaches, sans personne, dans un lieu inconnu. J’ai comprit que j’avais le choix de m’enfermer dans ma chambre, qui n’était pas vraiment ma chambre, et ne parler à personne ou me forcer à apprendre des nouveaux mots pour parler en allemand et ouvrir mes yeux à cet autre pays et mes oreilles aux autres gens. La liberté est effrayante au début quand trop habitué au comfort du familier! Il n’y a pas d’habitude qui se gagne à ce genre d’exercice. J’ai déménagé des douzaines de fois dans ma vie et je suis toujours autant destabilisée à chaque fois.

C’est été-là était formidable. Après l’Allemagne, j’ai passé une quinzaine de jours chez ma tante (prof de chant) dans le sud de la France. Cours de chants intensifs et visite d’une amie, d’une cousine, d’une tante, puis … pouf! Retour à Montréal.

J’ai passé aussi un trés bon été en Argentine… le noël suivant. Chaleur étouffante, bouffe beaucoup trop lourde pour la saison, retrouvailles émouvantes, rigolades mémorables. Milongas (soirées de tango). Nouvelles chaussures de danse.

En fait, tous les étés depuis ma découverte de mon autonomie ont été agréables. Bien sûr, quand j’étais encore étudiante, logée chez mes parents, mes économies sont parties en voyages. Un été sur deux je travaillais en rêvant à la prochaine escapade. J’avais le temps et l’argent (bien que budget réduit). Maintenant que je travaille, je n’ai ni l’un, ni l’autre! Je gagne plus, mais je dépense aussi beaucoup plus en trucs inutiles comme le loyer, les factures et la bouffe pour chat. 😉

***
“Mon plus bel été” était une suggestion de la rédac du mois. Allez visiter les autres bloggeurs! Laurent, Bergere, Bertrand, JvH, Hibiscus, Anne, Julien, Chantal, Looange, V à l’ouest, Jo Ann v, William, Catie, Nanou, Cecfrombelgium, Julie70, Gazou, BlogBalso, Vladyk, Lydie, Joël, Linda, Julie, Le chat qui, Ckankonvaou, Lodi, Mahie, Mariuccia, Brigetoun, Renée, Mouton, Agnes, Laetitia, MissBrownie, Karmichette, Rikard, Dung, Pivoine Merlin, Lune de Pluie et Adelaide.


De todo un poco

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